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Le 19.10.2017 Héliocentrisme >>
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Le 13.02.2016 Un cadran solaire >>
Le 08.11.2015 Cosmologie >>
Le 24.09.2015 La dette >>
Le 19.07.2015 Oui, des vaches >>
Le 14.05.2015 S&V mai 1950 >>
Le 07.04.2015 Médecine préventive >>
Le 03.04.2015 Médecine santé >>
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Le 19.10.2017

Héliocentrisme
La revue L'Histoire présente un intéressant dossier sur Galilée dans son numéro d'octobre 2017.
Je laisse le lecteur passionné découvrir l'ensemble des articles : j'en retiens que les historiens des sciences présentent l'homme Galilée plutôt comme un artisan de génie.


C'est au début de XVII ième siècle, après quelques années passées à Padoue, que Galilée [1564-1642] étudie le mouvement des astres.


C'est à la même période qu'il inventera la lunette astronomique (voir ci-contre) qui lui permettra d'observer le relief de la lune, de découvrir 4 satellites de Jupiter (la planète, à ne pas confondre avec la personne qui s'est affublée de ce surnom en 2017), d'observer Mercure et Vénus etc ...


Cet instrument, qu'il a révolutionné, devient un extraordinaire outil scientifique avec un énorme potentiel.
lunette astronomique de Galilée
Musée de Physique et d'Histoire naturelle, Florence
le système héliocentrique de Copernic
C'est encore à la même période qu'il  finit par adhérer à la théorie de Copernic [1473-1543] de l'héliocentrisme (c'est la terre qui tourne autour du soleil), à l'époque peu diffusée, par opposition au géocentrisme (la terre est au centre de l'univers), en vigueur depuis Ptolémée (IIième siècle après JC) et plus conforme aux écrits décrivant la création du monde selon la Bible ...
Copernic hésita longtemps avant de publier sa théorie : son livre ne fut édité que l'année de sa mort.

A partir de ses observations Galilée va élaborer une nouvelle philosophie de la nature : le ciel n'est plus ce velour noir immuable, serti de diamants étincelants. C'est un espace mouvant, vivant, qui se régénère.
Tout cela va participer à la diffusion de la théorie de l'héliocentrisme qui restera longtemps contreversée.
Le télescope de Galilée fut acceptée, mais pas le nouveau ciel de Copernic.

Ses idées sont vite considérées comme dangereuses. D'où le procès. Qu'il est difficile de comprendre : pourquoi n'a-t-il pas été brûlé comme tant d'autres hérétiques ?
Galilée disposait de vrais soutiens au sein de l'Eglise mais le contexte sociétal (guerre, rébellion, Réforme) a joué contre lui. Incarnation de la science face à l'obscurantisme, il fut condamné par l'Inquisition. Il renia son oeuvre et finira ses jours dans sa résidence.

Galilée, comme Copernic, n'apportera jamais la preuve : c'est Kepler qui établit de façon empirique ses trois lois qui portent son nom et qui décrivent le mouvement des planètes.
Il faut savoir que même si la fin de l'interdiction de parution des ouvrages traitant de l'héliocentrisme est prononcée XVIII ième siècle par l'Eglise catholique, les thèses de Copernic rencontrent encore de vives résistances au XIXe siècle avant d'être complètement approuvées par Pie VII. Elles se répandent ensuite avec les nombreuses découvertes des sciences physiques.

Ce premier coup de canif à la cosmologie biblique se superpose à la nouvelle blessure apportée par la théorie de Darwin sur l'évolution, remettant en cause la chronologie et le scénario de l'origine de la vie et du monde. Dans ce cas l'Eglise catholique s'est contentée d'une réprobation sans condamnation pour évoluer vers un ralliement conditionnel et devenir une hypothèse envisageable pour Pie XII, plus qu'une hypothèse pour Jean-Paul II ...
Cette modération peut être attribuée d'une part au syndrome Galilée qui a divisé l'Eglise, d'autre part aux courants favorables à ces découvertes.


Concernant Galilée, en1992 Jean Paul II reconnaissait, de manière un peu alambiquée, les manquements du Saint-Siège .... Soit 3 siècles et demi après son procès !
Demeure la dualité Science/Théologie.
Il est intéressant de comparer l'interprétation de la mécanique céleste de l'Eglise catholique à celle de l'islam et et de voir comment elle a évolué au cours du temps.

Comme l'a écrit la professeur et ancienne secrétaire d'Etat du gouvernement tunisien Faouzia Charfi, nous sommes ici dans un paradoxe complet.

En effet la révolution scientifique en Europe est arrivée bien après le rayonnement intellectuel du monde musulman, en particulier en astronomie. Dès l'an mil, l'astronome (et physicien et philosophe) persan Al-Biruni est connu pour sa théorie sur la rotation de la Terre autour de son axe et autour du Soleil (héliocentrisme), donc ceci bien avant Copernic.

Et la mise en doute du système de Ptolémée réapparait à la fin du moyen âge en Andalousie et en Iran.
Malgré tout, le modèle héliocentrique restera globalement ignoré dans le monde musulman jusqu'à la fin du XIX ième siècle.
Juste un petit réveil au moment du passage de Bonaparte en Egypte qui conduira un diplomé de l'Université du Caire à Paris à s'approprier le sujet, sans suite.
Les sciences rationnelles resteront à la porte de l'Université ... Juste une petite intégration de ces sciences pendant le XIX ième siècle dans certaines institutions.

Mais le clivage entre tradition et modernité s'accentue au début du XXième avec la montée de l'islam politique : les Frères musulmans, qui n'admettent pas la séparation entre Eglise et Sciences, refusent même le patrimoine culturel de l'Humanité et l'islam wahhabite qui impose une vision ultra-rigoriste, archaïque pourrait-on dire ...
statue du savant persan Al-Biruni
Al-Burini Pavillon des érudits, Vienne
Par définition tout est compris dans le Coran : il suffit  de l'interpréter ... à sa manière !
Aucun accord n'est possible tant que les vérités scientifiques ne pourront pas s'imposer indépendamment du religieux.
C'est ici que nous pouvons parler d'incohérence totale : les mêmes utilisent sans souci les logiciels up-to-date dans la détermination des heures de prière via des horloges électroniques ou des téléphones portables !
Logiciels qui utilisent les lois de la mécanique céleste, voire de la relativité (restreinte et générale) dans leur GPS ...

Par contre, pour le calendrier islamique construit sur les phases de la lune, pas d'aide des logiciels : les autorités religieuses rigoristes s'y opposent, les croyants formant une communauté non instruite qui ne sait lire ni écrire ni calculer (!!)...D'où aussi les incertitudes.


Dans la même veine, cette professeur a dénoncé en début d'année le scandale d'un sujet de thèse ahurissant d'une 'doctorante' de l'Université de Sfax, je vous laisse découvrir
Bien évidemment l'intéressée y a opposé la liberté de penser !!
circuit électronique
Ne jetons pas la pierre les premiers, nous avons le même type de comportement, pas toujours pour les mêmes raisons, dans nos sociétés occidentales, j'en ai déjà parlé ... 

La bêtise n'a pas de limite.
L'obscurantisme progresse ... qui induit la violence. Il faut être vigilant.

André BRAHIC, avait mille fois raison: "La Science est un moyen de lutter contre la violence, laquelle n’est pas la fille de la pauvreté, mais de l’inculture"

C'est aussi la principale raison pour laquelle je me méfie, c'est un euphémisme, des réseaux sociaux, qui propagent, à la (vraie) vitesse de la lumière pour le coup, toutes sortes d'âneries.
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Le 19.03.2017

Trinity
Position du site de l'explosion de la bombe trinity sur le territoire américain
En juillet 1945 l'armée américaine réalisait l'essai nucléaire 'Trinity' [projet Manhattan] en plein désert du Nouveau Mexique.

On en connait la suite ...
En 1953, la Commission de l'énergie atomique organisa un nettoyage du site de l'essai et une grande partie de la trinitite fut retirée et enterrée.

Le site, classé National Historic Landmark, est ouvert au public lors de quelques visites organisées.

Soixante-dix ans après l'essai, la radioactivité résiduelle est encore environ dix fois supérieure au rayonnement naturel.
La dose reçue durant une visite d'une heure correspond ainsi à la moitié de la dose journalière moyenne d'un adulte. 

Les plus fortes retombées en dehors de la zone interdite furent enregistrées à une cinquantaine de kilomètres du lieu de l'essai ....
Photo du site après l'explosion de la bombe atomique Trinity en 1945 au Nouveau Mexique
Vue actuelle du Site de l'explosion de la bombe atomique Trinity au Nouveau Mexique
Aujourd'hui les doses mortelles de radioactivité ont bien disparu mais le sable du désert conserve la mémoire de l'évènement : lors de l'explosion la température a atteint 8000°C à l'épicentre, le sable a été vitrifié (et nommé trinitite).
Plus on se rapproche du centre, plus la trinitite est pauvre en éléments volatils et riche en éléments lourds.

Des chercheurs ont eu l’idée d’étudier ces trinitites pour élucider le mystère de la formation de la Lune. Car ces données expérimentales sont impossibles à reproduire en laboratoire.

Les basaltes lunaires sont semblables aux basaltes terrestres, à un détail près : les échantillons ramenés par les missions Apollo ont montré un appauvrissement en isotope léger (zinc en particulier).
D'après les chercheurs, "c’était complètement nouveau et ne pouvait s’expliquer que par un phénomène d’évaporation"

En analysant la composition de trinitites à différentes distance du centre de l’explosion, les chercheurs ont trouvé une analogie dans les rapports  entre isotopes avec les roches lunaires.

CQFD : "On avait devant les yeux un argument de plus que la particularité chimique de la Lune était due à un impact géant ..."
Ce résultat conforte donc la théorie la plus répandue pour expliquer la formation de notre satellite.
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Le 22.09.2016

Tous dopés (ou presque) !
La passion pour les JO s'est éteinte aussi vite que la flamme ...

Dommage pour les jeux paralympiques, que la presse a beaucoup délaissés.
Quoique je viens de lire que même là certains handicapés ont des pratiques de dopage que le commun des mortels ne pourrait soupçonner ...

La formule de R. Dély dans Marianne me va bien : qui peut-croire encore à l'idéal olympique avec un organisme aussi opaque, le CIO,  instance hybride à mi-chemin du Vatican pour l'opacité et de la Mafia pour l'amour du tiroir-caisse, pour gérer ce magot que représente les JO !


Vaste sujet : qu'en est-il du dopage dans le sport?
Initialement, je voulais analyser le sujet 'sport' dans sa globalité en comparant chaque sport, chaque discipline.
Le tableau ci-contre (voir ici pour plus détails) montre que la tache est immense ...

Le dopage : il est en question depuis plus de 20 ans, l'AMA fait ce qu'elle peut. 

Plutôt que me perdre dans les circonvolutions des différentes disciplines et leurs nombreuses déclinaisons, j'ai choisi un cas particulier, emblématique de la question : la course du 100m.
Je m'en tiens même à la course homme (pas de misogynie de ma part, je suis allé au plus simple).
pictogrammes des disciplines olympiques d'été
Mon analyse résulte d'un constat : comme toute machine thermique (celle-ci étant particulièrment complexe) nous pouvons imaginer que le rendement du corps humain a une limite à partir de laquelle,quelque soit les apports ou améliorations qui y seraient fait, la performance stagne pour suivre une asymptote très lointaine.

J'ai vu que des professionnels de l'entrainement se sont penchés très sérieusement sur la question, exemples non exhaustifs en cyclisme, pour la course à pied ici, parfois de manière très théorique, même pour le cas qui m'intéresse. 
On y parle d'aérodynamique, de biologie, d'anthropologie, de lipides et de protides, de performances, d'EPO, de dopage ....

Nous sommes un peu loin du sport ? Plutôt de performances, comme une machine.
Usain BOLT
Credit www.olympic.org 
Je me suis intéressé à l'évolution des temps sur le 100m en sélectionnant les premiers franchissements par 1/10 de seconde gagné (source wikipedia.org, pas trop erronée j'espère).


Certains spécialistes de la physiologie du corps humain placent la barre de la vitesse maximale atteinte par l'être humain à 12m/s (~43km/h).
Nous parlons bien de vitesse maximale : dans l'absolu, abstraction faite des phases d'accélération et de décélération, cela correspondrait à un temps de 8,33s !!
Bien évidemment irréaliste.

Toutefois, les entrainements devenant tellement spécialisés (métabolisme, respiration, optimisation de la masse musculaire et que sais-je encore), adaptés à chaque athlète, qu'il semblerait qu'il existe encore des marges pour grapiller quelques centièmes ...?

Dans tout cela, où est la frontière entre facultés physiques et dopage ?

tableau performances depuis un siècle sur le 100m
Le tracé de l'évolution des temps (carrés bleus) réalisés sur 100m depuis un siècle est très intéressant.
La courbe en noire, courbe obtenue par un lissage logarithmique, est la courbe qui lisse au mieux les quelques points disponibles (elle est extrapolée pour la décennie à venir). Mais difficile d'imaginer l'asymptote !

Cette courbe souligne plusieurs discontinuités sur les données 'expérimentales' :
- pour 1956, on peut imaginer qu'll s'agit des conséquences de l'après guerre,avec une reprise de la pratique sportive perturbée pendant une bonne décennie par les conflits (entrainement et sportifs eux-mêmes)
- la performance de 1991 (9,86s) semble en retrait d'une tendance amorcée en 1956, sauf si on fait abstraction des données antérieures à 1950 ...
- le cas Usain BOLT est plus étrange. Il y a là une vraie discontinuité. Même en admettant que le suivi extrèmement poussé des sportifs ait fortement évolué en 2 décennies, au moins le dernier temps parait hors norme, du moins hors d'une progression ....
courbe évoltion des performances sur le 100m depuis un siècle
Je le reconnais, cette petite analyse ne prend pas en compte :
- le fait que la précision des moyens de mesure a du s'améliorer depuis un siècle,
- les incertitudes intrinsèques à la performance puisque des corrections sont réalisées en fonction des conditions atmosphériques (vent).

Mais de vraies questions restent en suspend.
BOLT a failli être privé des jeux de RIO ...

Contrairement à ce que dit l'athlète dans sa communication personnelle ('les contrôles dont je fais l'objet : vous seriez surpris d'en connaitre le nombre ...') , il est reconnu que la Jamaique est très laxiste en termes de lutte contre le dopage : 106 controles en 2012 contre + de 4000 aux USA, + de 8000 en Allemagne, + de 10000 en Chine, + de 15000 en Russie, alors que la Jamaique brille sur tous les podiums du monde !

Il faut noter que son dernier temps à RIO (9,81s) se situe entre celui ... de C. Lewis (1991) et de M. Greene (1999).
Performance de 2009 plus jamais réalisée.
Ceci explique peut être cela ...

Problème de pouvoir : l'AMA n'a pas les moyens de prononcer seule une exclusion, seuls .... le CIO ou l'IAAF peuvent prendre des sanctions !

Je pourrais égrèner toute une liste de sports, de pays .... 

Quant à moi, je continue ma piscine hebdomadaire (# 100km/an, tranquille) avec mon produit dopant ... ma bouteille d'eau !
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Le 13.02.2016

Un cadran solaire
page accueil du site de F. Blateyron
A voir : le site de François BLATEYRON qui a développé et enrichi au cours du temps un logiciel (shadows) permettant de réaliser un cadran solaire dans les règles de l'art.

Ce logiciel est gratuit dans sa version de base, peu onéreux dans ses versions plus élaborées (expert et pro).


Approche scientifique rigoureuse.


Vous saurez tout des cadrans incliné-déclinant, analemmatiques et cylindriques ...
Crédit F. Blateyron
intégration virtuelle d'un cadran solaire sur une façade de maison
J'ai en projet depuis plusieurs années (!) de réaliser un tel cadran sur ma façade verticale orientée sud 9° est : le temps viendra ...


L'idée est de faire une implantation à grande échelle (~2m).

Le logiciel donne toutes les informations utiles pour le tracé.


Cela pourrait donner quelque chose comme cela (image réalisée avec Google SketchUp version gratuite)
.
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Le 08.11.2015

Cosmologie
Pourquoi parler de cosmologie ici ? Pourquoi + ici qu’à la rubrique Espace : nous sommes entre les deux et aussi proche du sidéral que du sidérant. 

La cosmologie cherche à appréhender l'Univers d'un point de vue scientifique, comme l'ensemble de la matière distribuée dans le temps et dans l'espace.
[La théorie de la formation de l'Univers qui s’appuie sur des bases philosophiques ou religieuses s’appelle quant à elle la cosmogonie].

Vaste Entreprise. L’adage ‘l’infini c’est loin, surtout vers le bout’ prend tout son sens … 
le cosmos ...
C’est la première chose que les hommes ont appris à contempler : le ciel étoilé, qui s’impose à lui. 
Cette observation, qui a duré des dizaines, des centaines de millénaires, lui a permis d’en appréhender patiemment les tenants et les aboutissants, pour ébaucher finalement les théories les plus actuelles (relativité, expansion, matière noire, …).  
 
Je feuilletais un ‘Que sais-je’ de 1955 : L’UNIVERS par P. Couderc, ouvrage de référence. Que de progrès en 60 ans malgré des interrogations toujours aussi nombreuses. 
Je ne parlerai pas ici des méthodes photométriques qui ont permis, à partir de leur éclat, de déterminer les distances des astres. 

Mais comment identifier leur déplacement ? Une petite parenthèse s’impose. 
Les astronomes utilisent le phénomène du décalage des raies du spectre, plus connu sous le nom d’effet Doppler-Fizeau, du nom de ses découvreurs. (C’est le même effet ressenti par l’oreille humaine dans le domaine des ondes sonores quand, par exemple, la sirène des pompiers se rapproche ou s’éloigne de vous). 

Intéressons nous à la vitesse radiale Vr d’un astre. Par rapport à un observateur, les étoiles se déplacent « dans l’espace » sur une trajectoire indéfinie.  
La vitesse radiale Vr de l’astre est la projection de son vecteur vitesse V sur la ligne de visée OE : c’est l’étude du spectre de cet astre qui permet d’obtenir la vitesse radiale absolue. 
Si l’astre s’approche, les raies du spectre sont décalées vers le violet, s’il s’éloigne le décalage a lieu vers le rouge
Le décalage Δλ d’une raie de longueur d’onde λ est tel que : 
Δλ/λ = Vr/c (c vitesse de la lumière), vrai ∀λ.

schéma vitesse radiale étoile-observateur
 
Je ne m’étendrai pas plus sur la notion de raies du spectre d’un corps.  
Simple rappel, tout corps chaud émet un rayonnement (loi de Planck) qui se répartit sur l’ensemble du spectre des longueurs d’onde. Plus le corps est chaud, plus le maximum de l’énergie émise glisse vers le violet, voire vers des longueurs d’onde plus courtes.  
La spécificité de ce spectre est sa continuité : ainsi la décomposition de la lumière blanche du soleil à l’aide d’un prisme fait apparaitre une succession ininterrompue de couleurs. 

Par opposition, un gaz, à basse pression et à température élevée, émet une lumière constituée d'un nombre restreint de radiations.
Le spectre de la lumière émise est constitué de raies fines très intenses (je passe sur les mécanismes en jeu).
Les couleurs et les positions des raies dans le spectre sont caractéristiques des atomes du gaz qui émettent ces radiations.  
Exemple la raie Hβ de l’hydrogène est située à 4851,35 A dans le spectre de référence (tube à hydrogène). 
raies de l'hydrogène
Donc de l'analyse spectrale du rayonnement des étoiles, les astronomes peuvent dire si l'objet s'éloigne ou se rapproche de l'observateur.
Autre propriété de ce décalage de raies : il est en outre proportionnel à l'éloignement de la galaxie considérée (!).
Plus elle est loin , plus elle nous fuit.
Pour caractériser ce phénomène plus complexe qu'il n'y parait, les astronomes parlent de vitesse de récession.

Depuis des décennies les astronomes constatent un 'rougissement' de la lumière issue des galaxies ....
Cet éloignement implique donc une expansion de l'univers.

Si tant est qu'il est possible de s'en faire une image : prenons un ballon de baudruche à peine gonflé, marquons au feutre quelques points au hasard. Gonflons maintenant ce ballon à son maximum : vu d'un point, tous les autres se sont éloignés, vu de l'ensemble tous se sont éloignés les uns des autres.
ballon de baudruche
Credits Olevents.fr
Pour imager cet infiniment grand, le champ profond extrême photographié en 2004 par Hubble.
espace profond Hubble 2004
Credit NASA
Le même en 2012 (après remplacement de la caméra d'Hubble): sur cette photo, plus de 5000 galaxies nous contemplent. 

L’image correspond à un champ (angle solide Ω) plus étroit que celui de la pleine lune ( α # 0,5°).  
Ω = 2.π.(1-cos α/2)  
Ω # 6.10-5 sr (sr : stéradian) 

Rapporté à la sphère céleste (4.π sr) c’est moins de 5. 10-6 de l’univers observable dans toutes les directions … En considérant en première approximation un cosmos isotrope dans toutes les directions, on peut extrapoler à + d’un milliard le nombre de galaxies dans notre univers (du moins celui perçu avec les moyens d’observation d’aujourd’hui) !  
 
Le champ dévoilé par Hubble est si petit que seules sont visibles au premier plan quelques étoiles de notre Galaxie, alors qu’elles se comptent par milliards. 
Pour ne pas effaré le lecteur, nous ne dirons rien sur le nombre d’étoiles … dans l’univers ! 
espace profond Hubble 2012
Credit NASA
Les limites de l'Univers observable correspondent au lieu le plus lointain de l'Univers pour lesquelles la lumière a mis moins de 13,8 milliards d'années à parvenir à l'observateur, ce qui le place immanquablement au centre de son Univers observable.

La partie ‘visible’ de notre univers est donc une sphère de ~27,6 années lumière (2x13,8). C’est ce qu’on appelle l’horizon cosmologique.

Mais les scientifiques prennent en compte les tout premiers instants après la naissance de notre Univers, période de formidable inflation, et parlent d'une sphère de 90 milliards d'a.l. de diamètre centrée sur nous...

Il est cependant possible que l’Univers observable ne soit qu'une infime partie d’un Univers réel beaucoup plus grand. 
Nombreuses sont les énigmes qui planent aujourd’hui sur la composition de l’Univers.

A l’horizon 2020 est prévue la mission spatiale Euclid.
Son objectif sera de cartographier des milliards de galaxies. On déduira de leur image déformée la quantité de matière noire cisaillant les rayons lumineux. De leur distance les unes par rapport aux autres, on pourra dégager une mesure précise de l’expansion de la taille de l’Univers ...
Hubble arcs gravitaionnels
Le sujet est comme l'objet de cette discussion : vaste ...!.
J'y reviendrai
Credit NASA
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Le 24.09.2015

La Dette ...
ARTE documentaire sur la dette
Un documentaire sur ARTE, diffusé plusieurs fois cette année, dont la dernière le 15/09/15.
Documentaire passionnant de L. DELESALLE sur la dette des états, notre dette ...

Le commentaire commence ainsi :
"Nous sommes tous endettés, vous, moi, les entreprises, les états. Aujourd'hui la grande machine de l'économie est motorisée. Nous vivons à crédit, nos maisons, nos voitures, nos écoles.
Les dépenses des états sont financés par les emprunts.
La dette est devenue le véritable carburant de l'économie et le moteur de la croissance mondiale ....
"

Je m'étais mis en tête de transcrire le texte du film, qui dure quand même un peu plus d'une heure.
J'ai réalisé que c'était impossible : je touche là aux droits d'auteur.
Dommage.
Le film éclaire les dessous de la crise actuelle.

Le programme est disponible en vidéo ou en DVD sur le site d'ARTE.

Plusieurs intervenants : anthropologue, député européen, et deux économistes, T. Piketty et B. Maris (assassiné le 7 janvier dans les locaux de Charlie Hebdo) auquel le film est dédié.

Je l'ai déjà écrit : la petite musique différente de B. Maris manque cruellement dans les discours convenus de beaucoup de chroniqueurs de toutes sortes ...
Crédit ARTE
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Le 19.07.2015

Elevage
troupeau de vaches à viande en Corrèze
Pourquoi dans la rubrique 'Sciences' allez-vous dire ?

Pour parler d'une espèce en voie de disparition. Regardez dans la campagne française : rares sont les individus ayant encore leurs cornes.
Donc aussi pour rappeler aux enfants que les vaches .... ont des cornes ! Parfois très belles d'ailleurs.

J'abonde avec le courrier d'une lectrice de Télérama ("Je pollue, moi ?"), réagissant en tant que 'représentante du génie des prairies' qui faisait remarquer que ses congénaires étaient privées de leurs attributs uniquement ... pour éviter les blessures dans les espaces, dits étables (!), où elles sont entassées par dizaines (sans parler ce que elles mangent ...).
Ce serait donc une nécessité, par souci d'efficacité, disons-le d'ordre économique.

Le postulat largement partagé selon lequel une vache cornue est plus belle qu'une vache à la tête rase en a pris un coup !
L'esthétique pèse peu. Encore moins l'éthique.
Je rajouterai que pendant cette opération d'écornage, quelque soit l'âge de l'animal, la douleur est incontestable ...

Pour celles de la photo, pas de crainte : des hectares de prairie corrézienne en été, le foin récolté en hiver. CQFD.
Et pas d'anthropomorphisme bobo : elles sont au grand air, toute l'année.
une vache avec ses belles cornes
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Le 14.05.2015

couverture S&V mai 1950
Couverture de la revue "Science et Vie" de mai 1950.


Une curiosité, et une chance, mon père était abonné à la revue.
Ici le sommaire et une page de publicité numérisés.

Dans les préoccupations de l'époque, des sujets encore bien d'actualité aujourd'hui :
- les avions de transport, civils ou militaires. Ainsi le prototype du SE-2010 "Armagnac" passé au banc de tests, en particulier l'étude des contraintes, avec des jauges du même nom, sous différentes configurations de charge.
- un zoom, c'est le cas de le dire, sur le microscope électronique, en plein perfectionnement.
- le début de l'utilisation des Infra-Rouge à des fins de recherches archéologiques. Nous n'avons rien inventé ...
- etc

Les pages de publicité ont un petit coté rétro, d'un monde disparu !

A noter la numérotation des pages en chronologie sur l'ensemble des n° de l'année (ici début à la page 279).

A l'occasion je numériserai l'ensemble de ce numéro, mois de ma naissance !!
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Le 07.04.2015

Médecine préventive.

Le schéma à droite illustre une colonne vertébrale parfaitement normale.
Il n'en est pas toujours ainsi...

Une maladie, car c’en est une, dont on parle peu : la scoliose.

Cette anomalie de la colonne vertébrale est beaucoup plus courante qu'on le pense.
Nous ne parlons pas ici des petites anomalies (angulation < 10°), ou simple mal de dos.
Il s'agit des cas où l'angualtion peut varier de 20° à ... 90°, voire plus, avec toutes sortes de complications !

Les statistiques connues :
  • 4 % de la population présente une scoliose d'angulation supérieure à 10°
  • 0,4 % de la population présente une scoliose supérieure à 20° et peut justifier d'un traitement orthopédique conservateur
  • 0,2 % de la population présente une scoliose supérieure à 30°
  • 70 % des scolioses concerne les filles
La fréquence de la scoliose est multipliée par 10 lorsque l'un des parents au premier degré présente une scoliose. Et souvent d'origine inconnue (scoliose dite idiopathique).



Ce qui est fondamental : le dépistage dès le plus jeune âge (qui existait il y a 50 ans, beaucoup moins aujourd'hui, à de rares exceptions près).
Les cas bénins sont sans incidence sur la vie quotidienne mais les cas sévères peuvent être douloureux et limiter les activités normales et impacter lourdement la vie de tous les jours.

Pour les personnes concernées, de près ou de loin, je recommanderais d'aller voir le site du Centre Européen de la Colonne Vertébrale qui leurs apportera beaucoup d'informations.



Citons aussi le cas de cette association, quasiment unique en France :  Scoliose et Partage.
Cette association est là pour vous guider dans les démarches à effectuer, pour vous aider.
L'Association, qui se bat pour un dépistage obligatoire et précoce, a élaboré une brochure de dépistage afin d'apprendre aux parents comment regarder eux-mêmes le dos de leurs enfants.

Cette brochure a été validée par la Société Française de Chirurgien Orthopédique et Traumatologique ainsi que par le ministère de la santé en 2008.

Le forum du site permet aussi d'échanger ...







Il est de plus en plus probable que cette maladie, d'origine génétique, pourra, dans les décennies à venir, être soignée à la source. Des équipes franco-canadiennes en ont isolé certains gènes.
Plein d'espoir donc !
la colonne vertébrale
NETTER Atlas d'Anatomie Humaine
Affiche Association Scoliose et Partage
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Le 03.04.2015

Médecine santé

De nombreux articles paraissent régulièrement dans la presse, spécialisée ou non, pour parler des médecines alternatives. 
Quelles pratiques sous cette dénomination ?
Homéopathie, acupuncture, ostéopathie, phytothérapie, etc …, pratiques auxquelles recourent, à défaut de guérir par la médecine classique, de plus en plus de patients. 
Dans ce domaine aussi, la science est souvent en décalage avec le grand public.
 
Prenons le cas de l’homéopathie
Rappelons en l’origine : c’est le médecin allemand S. Hahnemann qui eut l’idée de diluer des substances naturelles pour, disait-il, en augmenter la puissance thérapeutique, le fait de les secouer énergiquement améliorant encore leur efficacité.  
Ces substances naturelles, parfois toxiques, sont diluées à des facteurs tels que la substance résiduelle devient incommensurable.
 
Ainsi le remède à 9CH signifie que le produit de base a été dilué 9 fois d’un facteur 100 à chaque fois, soit un taux de dilution de 100-9 soit encore 10-18.
A ce stade la probabilité de trouver une molécule du remède autre que de l’eau est quasi nulle … 
L’autre argument avancé est la mémoire de l’eau : elle garderait la mémoire du principe actif. Or les physiciens savent que les liaisons atomiques entre molécules d’eau ont des durées particulièrement courtes. De plus le médicament vendu ne contient pratiquement pas d’eau et plutôt des excipients. 
Ainsi, d’un point de vue purement physique, l’effet lié au médicament homéopathique parait improbable. 
tube d'homéopathie
Et pourtant une partie des patients se sent mieux, voire guérie après traitement, certaines études concluant à l’efficacité mieux qu’un placebo. 
Une étude d’envergure, la première du genre, menée en aout 2014 par le ministère de la santé australien, reprenant aussi l’ensemble des études antérieures, conclut à la «non démonstration de l’efficacité du traitement homéopathique quelque soit l’indication clinique … ». 
 
En fait l’homéopathie s’avèrerait … un très efficace placebo. Des études en ont montré l’efficacité par rapport à une absence de traitement. 
Rappelons en le principe (site de sante-medecine.commentcamarche.net) : 

On appelle « placebo » une substance pharmacologiquement inactive, délivrée dans un cadre clinique. Pour tester un médicament lors d'un essai, une partie des patients se voit administrer la vraie molécule active, une autre partie un placebo (simple mélange d'eau et de sucre par exemple).  
 L'administration d'un placebo ne donne en théorie aucun résultat. Or, dans la plupart des tests cliniques, médecins et chercheurs constatent un écart important entre l'effet nul attendu et l'effet thérapeutique réel.  
 Des patients guérissent plus rapidement... bien qu'ils aient avalé ou se soient vus injecter une substance inerte ! 

 
A la limite, ce simple résultat pourrait en justifier l’utilisation. 
Car tout médicament conventionnel produit un effet placebo complémentaire à son effet thérapeutique, ceci a été démontrée. 
Nous entrons là dans le fonctionnement, très complexe, du cerveau (cortex, endomorphines) dont la médecine est loin d’appréhender tous les mécanismes même si certaines études commencent à en mettre en évidence le fonctionnement.
 
Par curiosité, voir aussi les deux rubriques de M. Winckler passées sur France Inter il y a quelques années. 
 
Allons plus loin : quid de l’effet ‘subjectif’ de l’homéopathie dans le monde animal ?  
Nous connaissons une agricultrice, éleveur en BIO de vaches à viande et de moutons, qui utilise ce traitement pour ses bêtes, avec succès d’après ses observations. Ce n’est pas la seule. 
Comment un animal peut-il faire la différence entre des granulés et un peu de foin ? Les spécialistes parlent de conditionnement, certes involontaire.  
Plus de 200 études ont été menées sur les animaux. Dans les quelques exemples où une équipe de recherche avait essayé de reproduire les travaux d’une autre, soit les résultats étaient négatifs, soit la méthodologie était douteuse (voir abstract).

A ce stade il est difficile de d’affirmer que l’homéopathie ne peut pas être un placébo car elle marche sur les animaux. 
En attendant d’autres études sur l’homme voire sur les animaux, il est de plus en plus tendancieux d’affirmer qu’il ne s’agit pas d’un efficace effet placebo … 

Après tout profitons au mieux de cet effet bénéfique !
Petit revers de la médaille, cette utilisation à un cout (CA > à 300 millions €/an), même si ces traitements sont relativement bon marché pris individuellement.
La Sécurité sociale continue à rembourser les médicaments homéopathiques (taux en baisse).
L'homéopathie est très utilisée en Europe [cette thèse de 2014 présente une intéressante étude comparée mais sans regard critique sur ses fondements] et est prise en charge dans de nombreux pays.

J'imagine que décider de produire une 'fausse' homéopathie encore meilleure marché lui ferait perdre cet effet placebo dans le mesure où le patient saurait justement .... de quoi il retourne !
timbre commémoratif du centenaire de l'homéopathie
Une parenthèse. Vu de loin, le quidam pourrait faire l’identité vaccination ~ homéopathie.  

Il n’en est rien :  
- la vaccination est une prévention et non un thérapie. Elle consiste à faire reconnaitre par le système immunitaire un micro organisme précis en mettant en contact l'organisme avec de très faibles doses de virus ou de bactéries, rendus inoffensifs 
- l’homéopathie utilise le principe de similitude : soigner le malade avec la substance qui provoque les mêmes symptômes chez un individu sain. Ici la substance n'a rien à voir avec la bactérie ou le virus en cause. Pourquoi d’ailleurs l'organisme réagirait positivement à une seconde intoxication alors que la première le rend malade … 
 
Ce qui différencie encore plus les deux pratiques se situe dans le nombre. 
Pour que le système immunitaire reconnaisse un antigène, il faut évidemment qu'il entre en contact avec lui. Il faut donc une grande quantité de molécules, des millions. En homéopathie, c'est ε molécule, avec ε tendant vers 0. 

Pour conclure temporairement sur le sujet il faut rappeler qu’un grand nombre de médicaments dit conventionnels a aussi un effet placebo … 
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Le 31.03.2015

Electro-sensibilité et Ondes Electromagnétiques

Si un sujet fait débat, c'est bien aussi celui-ci. 
Ce qui suit s'inspire de l'enquête publiée par Que Choisir.

Un petit rappel : le spectre des ondes électromagnétiques va des rayons X  et γ aux ondes radio et μ-ondes.
Longueur d'onde (λ) et fréquence (f en Herz) sont liées par la relation  λ=C/f, avec C = vitesse de lumière dans le vide 300000km/s.
Plus la fréquence est élevée, plus la longueur d'onde est petite.
Depuis sa création, la terre est soumise aux rayonnements très énergétiques venant de l'espace (soleil, cosmos) sous la forme de rayons ultra-violet, X et γ (très hautes fréquences).

Haute fréquence est synonyme de haute énergie : intuitivement on anticipe le caractère très pénétrant d'un rayonnement HFqui peut arracher un électron à un atome et est donc dommageable (risque pour les cellules). On parle de rayonnement ionisant, dont le seuil se situe à partir de 1015 Hz.
Cela c'est pour la physique.
Depuis 2 siècles les sources électromagnétiques créées pas l'homme ont explosé : téléphone portable, radio, TV.... mais il s'agit toujours du domaine des rayonnements non ionisants.
spectre des ondes électro-magnétiques
Aujourd'hui des personnes dites Electro-Hyper-Sensibilité affirment percevoir l'effet des ondes et en souffrir. Elles le font savoir à travers plusieurs Associations (Robin des toits, Criirem, Priartem, ...). Une pétition a même été lancée en 2012 pour la création de zones dites 'blanches', sans les sources de rayonnements incriminés, en l'occurence principalement portables, antennes-relais et Wi-Fi.

Problème : le débat avec les scientifiques est loin d'être serein !! C'est un peu le dialogue de sourd.
Beaucoup de rumeurs, d'informations tronquées, erronées, voires déformées. Qui ont conduit certains scientifiques à refuser maintenant le dialogue (insultes, menaces de mort). C'est un peu dommage.
Toute la difficulté réside dans le fait qu'il n'y a pas de diagnostique précis de cette maladie car les symptomes ressentis sont très divers (fatigue, maux de tête, insomnies, nausées, dépression, vertige ...).
D'un coté, des études en double aveugle ne donnent aucun résultat.
De l'autre, des personnes qui souffrent.
Les deux ne sont pas incompatibles : admettre la réalité d'une souffrance, se dire que ma douleur peut provenir d'une autre cause ?

Il va bien falloir examiner le sujet et mettre scientifiques et EHS autour d'une table pour lever le malentendu qui s'est installé. Le grand public a aussi besoin d'y voir clair..
Il y a urgence avant que des mesures, peut-être inadaptées, soient adoptées par le législateur.

Le colloque organisée en 2014 à l'Assemblée Nationale est loin d'avoir tenu ses promesses.
Qui pourrait tenir le role de coordinateur de ce débat : Corinne Lepage, Chantal Jouanno, Ségolène Royal ... ?
Je lance l'appel, je suis prêt à y participer.

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Le 26.03.2015

Agriculture : vérité et mensonges
Prenons les devants : certes, le lecteur pourra me reprocher de ne pas être agriculteur, d'ailleurs espèce en voie de disparition –moins de 1% de la population française- mais rien ni personne ne peut m’empêcher de m’intéresser au sujet …  
 
Malgré toutes les affirmations de la FNSEA, le Grenelle de l’environnement (2008) est un échec pour ce qui est de l’objectif de réduction de moitié, en 10 ans, de l’usage des pesticides (voir le texte complet émanant du ministère de l’agriculture), certes avec une (im)précision de taille : ‘si possible’… 
Pourtant le document original contient 42 fois le mot ‘réduction’. 
En effet l’emploi des herbicides et autres insecticides n’a jamais été aussi élevé (+5% de 2009 à 2013, +9,2% en 2013 … !) dans les champs de la campagne française. Seuls, particuliers et collectivités ont fait un effort.  
Ce texte précise bien que ‘Les agriculteurs français, soucieux pour eux mêmes et conscients de leur rôle social se sont déjà engagés dans des démarches de progrès…’ !
Les effets nocifs sont pourtant connus et maintes fois démontrés (entre autres, Cf Le Monde, l'ASEF, ... ). 
L’ambition gouvernementale reste affichée mais, compte-tenu de ce piètre résultat, 7 années supplémentaires ont été accordées en janvier 2015 aux agriculteurs pour atteindre cet objectif, avec une étape intermédiaire à 25% pour 2020 (pour plus de détails voir le document pudiquement intitulé ‘les nouvelles orientations du plan’). 
 
Ce n’est pas tout à fait la pensée de Mr. X. Beulin, président de la toute puissante FNSEA pour qui, citons-le (interview pendant le salon de l'agriculture), ‘En matière de phyto, utiliser moins de produits n’est pas le sujet. En revanche, il faut intervenir sur la molécule. Nous ne nous contenterons pas d’une solution qui propose une réduction des volumes, ni qu’on nous dise : “la seule solution, c’est l’agroécologie”. Nous ne sommes pas d’accord’.
Qui, un peu plus loin n’hésite pas à ajouter : ‘Avec toutes les applications numériques, l’imagerie satellitaire, les drones, nous serons capables d’améliorer notre impact et d’apporter désherbants et fongicides sur les cultures à des doses infiniment moins importantes'
Au passage d’ailleurs, cette référence aux applications numériques, qui fait beaucoup rire, n’est là que pour dire : voyez, les agriculteurs sont aussi au top de la technique. Un peu de poudre aux yeux. 
 
Bref, de la provocation. Je recommande la lecture de l’article, édifiant, de reporterre.net sur Mr Beulin.
Désespérant même.
La confusion des genres y atteint son plus haut niveau. Certainement au détriment de l’intérêt de la majorité des agriculteurs qui ne connaissent pas cette vérité en détail.

Pour ne parler que d’elle, la PAC qui, encore en 2006, a bénéficié de près de 10 milliards d’euros d’aides directes à la branche. Avec ce paradoxe, 20 % d’exploitations les plus aidées touchaient 56 % des aides (voir le document de l’INSEE sur la répartition des aides dans le revenu des exploitation agricoles) 
Heureusement (?) révisée en 2014, avec un budget quand même préservé à hauteur de 9 milliards d’€, elle devrait être plus juste, en particulier pour les petites exploitations, plus soucieuse des enjeux environnementaux et tournée vers l’avenir … Avec Mr X. Beulin aux manettes ? 

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